Les 5 films coups de coeur du Moyen-Orient et du Maghreb

Les 5 films coups de cœur du Moyen-Orient.

 

Le cinéma est l’une des meilleures façons de faire connaissance avec la culture étrangère, voici un petit zoom sur 5 films du Moyen-Orient.

 

1. Dégradé, de Tarzan et Arab Nasser

À Gaza, au pays du Hamas, une famille mafieuse a volé un lion au zoo, le Hamas décide alors de s’en occuper ! 13 femmes se retrouvent alors « prises au piège » dans un petit salon de coiffure, avec en face d’elles : des hommes armés sur des toits et un lion en laisse…  Le temps d’un après-midi, ce lieu de détente, voit se confronter des femmes  très étonnantes aux caractères différents, avec des actrices comme Hiam Abbas qu’on retrouve aussi dans La Sources Des Femmes, et Maissa Abed El Hadi.

C’est un film qui parle des femmes d’aujourd’hui, de la vie quotidienne des femmes de Gaza, celles qui sont victimes de la guerre, une réalité. Dans ce film la femme palestinienne est à l’honneur, quelle soit mariée ou divorcée, amoureuse, réservée ou excentrique. « Alors que les tirs sont omniprésents, mettre du rouge à lèvres peut devenir une forme de résistance : rester « humain » malgré les circonstances, être du côté de l’espoir »  Tarzan & Arab Nasser

France/Palestine-Qatar/2015/1h/Fiction

 

2. Peur de Rien, de Danielle Arbid

Une libanaise à Paris, au début des années 90. Lina 17 ans et fraichement arrivée du Liban pour étudier en France, où elle vit chez son oncle, qui essaye d’abuser d’elle, elle quitte donc le domicile pour se réfugier chez une amie de la fac. Elle rencontre un homme, homme d’affaire
dont elle devient la maitresse, puis elle rencontre Julien, un jeune serveur qui peu de temps après part à New York sans lui donner de nouvelles. C’est un film sentimental, qui donne envie d’aimer la liberté, avec une jeune actrice ,Manal Issa, une beauté et du caractère : qui s’accroche à la vie, qui enchaine les déceptions amoureuses, les petits boulots… mais qui a toujours cet amour pour Paris, les hommes et la fête. « Quand on est jeune, on se découvre soi même à travers les autres. On est chamboulé, on ne sait pas qui on est, on ne sait pas ce qu’on aime. On va où le vent nous amène » Daniel Arbid.

France-Liban/2016/1h59/Drame

 

3.  Le Caire Confidentiel, de Tarik Saleh

Janvier 2011, au Caire, quelques jours avant la révolution. Le scénario s’inspire du meurtre d’une chanteuse libanaise, dans un hôtel de la ville. C’est la que Noureddine ,Fares Fares, inspecteur prend l’affaire en main, l’enquête commence, les coupables s’enchainent. Un acteur brillant (quasi parfait), toujours une cigarette à la bouche, qui va vite découvrir la corruption de l’État Égyptien. Plongés en Égypte comme si nous y étions, en pleine ébullition révolutionnaire, tout près du printemps arabe Égyptien.  Un chef d’œuvre. Le jeu des acteurs énormément basé sur les regards et les non-dits, instaure un sentiment d’enfermement, laissant présager une « explosion » finale. Le film se place dans un contexte toujours récent au niveau de la politique mais aussi de l’actualité.

Suédois,Allemand,Danois/2017/1h51/Policier, Thriller

 

4. Wadjda, de Haifaa Al Mansour

Wadjda, petit fille de 12 ans, habite dans une petite banlieue de Riyad, en Arabie saoudite, dans un milieu conservateur. La jeune fille à elle un caractère bien trempé, jean et baskets, elle écoute de la musique, avec un seul rêve en tête : celui d’avoir un vélo pour battre son ami Abdullah à la course. Mais au royaume les vélos sont uniquement pour les hommes, sa mère lui refuse alors cet achat.  On découvre Wadjda à l’école, avec un groupe de fillettes habillées de longues robes noires et la tête découverte, elle en baskets et les autres en souliers, pour réunir l’argent pour l’achat du vélo, elle va participer au concours de récitation du Coran. La réalisatrice fait un boum en sortant un film venu d’Arabie Saoudite, en plus d’être une femme, elle dénonce le fondamentalisme et la polygamie. Son film encourage les femmes à prendre leur indépendance tout comme cette petite fille rebelle sur le point de devenir une femme.

Saoudien,Allemand/2013/1h37/Drame

 

 

 

 

 

5. La Fiancée Syrienne, de Eran Riklis

Le mariage, un jour de fête ? pas pour la jeune Mona, pour qui au contraire est le jour le plus triste de sa vie. D’origine Druze, elle doit épouser une star de la télévision syrienne, qu’elle n’a jamais rencontré. Elle vit depuis sa naissance à Majdal Shams, frontière de la Syrie occupée par Israël depuis 1967, c’est la qu’habite son futur époux. Sa famille se retrouve alors pour fêter son mariage, avec sa sœur ainée Amal à ses cotés, elle se sent plus forte. Elle sait qu’elle va devoir laisser derrière elle sa famille et quitter sa terre natale.

Un film bouleversant et subtil réaliser par un israélien (réalisateur des Citronniers), le scénario est lui d’une palestinienne, un grand pas. La Fiancée Syrienne c’est un drame familial, avec une situation géopolitique et humaine complexe. Le cinéaste ne pose pas de jugement, une très belle mise en scène, on retrouve aussi Hiam Abbas (dégradé), métaphore du conflit israélo-palestinien… bref un film à voir !

Israël,France,Allemagne/2004/1h36/Drame

Ahlem

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