[Interview x AMOURE] – Je pense que tout le concept Amoure, […], est aussi un peu destiné à nous à la base, c’est thérapeutique.

 

Première question, vaut-il mieux rester à Paris ou Strasbourg ?

Nicolas : Il vaut mieux rester à Strasbourg ! Paris c’est un tourbillon. Pour nous Paris c’est les concerts, les soirées avec les potes parisiens, notre entourage pro, les after où tout le monde se perd, le retour en Uber, le metro bondé le lendemain matin, c’est vite épuisant, on a besoin de souffler. Strasbourg c’est la maison, c’est plus petit, à dimension humaine, tu peux flâner à pied ou à vélo, croiser les potes à peu près à chaque coin de rue, c’est un peu la famille, on s’y sent bien. Notre compromis c’est de rester à Stras, et d’aller souvent à Paris.

On sent quand même, peut-être est-ce le fait de vivre à Strasbourg, que le soleil est super important chez vous, que ce soit dans les couleurs des textes, des images etc…


Nicolas : C’est clair que le soleil nous manque un peu ici… C’est pour ça qu’on a créé ce groupe au départ, c’était un projet « vacances », on voulait juste jouer du zouk et parler de voyage dans nos textes. C’était un échappatoire pour nous aussi. Je pense que tout le concept Amoure, s’il est destiné au public, à tous ces gens avec qui on a envie de le partager, est aussi un peu destiné à nous à la base, c’est thérapeutique.

 


Quand on est trois, c’est quoi le meilleur moyen d’écrire ? En studio à 3 ou chacun de son côté premièrement ?

 

Nicolas : Sur le 1er EP on écrivait tous ensemble en répète, de façon garage, très spontanée. ça correspondait bien avec ce côté « vacances ». Depuis « Vague » c’est plus réfléchi. J’ai des choses perso à raconter au niveau des textes, ça me vient plus naturellement quand je suis seul. On compose aussi beaucoup + en MAO ces dernières années. On s’envoie des idées, ça permet de poser les choses.

Vous pensez que vous êtes fusionnels ou complémentaires ?

Nicolas : Complémentaires. On a des caractères très différents chacun, et c’est ce qui fait qu’on continue avec les années sans trop se prendre la tête. On a connu chacun de notre côté les groupes de lycée, fac, les changements de line-up, les séparations… On a beaucoup de recul par rapport à ça et des rapports posés.

Thibault : Je rejoins Nico sur la complémentarité, on se partage naturellement les rôles sur les prods, la technique, la promo et les choix artistiques en général. C’est agréable de savoir que sur chaque aspect l’un d’entre nous aura un avis tranché avec la confiance des autres.


Je parlais d’image au début, je pense à vos collaborations avec la photographe Emma Birski, qui vous fait d’ailleurs, je cite « des bisous baveux », comment s’est passé votre taff avec elle ?

 

Nicolas : C’est une chance de pouvoir prolonger notre vision musicale à travers l’image comme on le fait avec Emma. On avait repéré son travail sur instagram et on voulait vraiment faire quelque chose avec elle, on trouvait ça logique, cohérent avec nos univers très pop. Dès la première session ça a bien fonctionné, très naturellement, on met nos idées en commun, on discute de ce qui est réalisable. Elle est toujours motivée pour tenter des trucs fous, sans contraintes, on se freine pas vraiment. Pour le shooting d’Origami on s’est vraiment dit qu’on allait devoir donner l’impression de nager dedans, et du coup on s’est retrouvés à devoir plier des centaines d’origami, chacun de notre côté pendant des semaines… et le résultat vaut vraiment le coup.

 

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Sur le clip « Strasbourg », y’a un sacré travail en terme de déguisements, comment ça s’est passé d’ailleurs ce clip ? Vous avez votre DA ou vous travaillez en collab’ avec le réal ?

Nicolas : Comme très souvent, on travaille en collab. Strasbourg c’est le premier clip où on lève un peu le pied sur la DA pour laisser la main au réal Henri Gander, qui est un pote qui avait déjà réalisé Week-end à Rome. Il avait une équipe de ouf sur le tournage et on aurait pu aisément rester en retrait. Mais en vrai on reste très présents car le sujet nous tenait particulièrement à coeur. On a notamment tourné dans le village d’enfance de Julien, nos familles et amis ont aidé sur la déco, les lieux de tournage…

Julien : On s’est tous beaucoup investi sur ce clip. La maison dans laquelle on a tourné le clip appartient à mon petit cousin ! Personnellement j’ai eu la chance de beaucoup bosser sur le décor avec Sylvain, le chef déco. C’était vraiment fun d’imaginer et de concevoir une machine à choucroute !


C’est quoi pour vous :

Votre album classic’ qui est parfait selon vous ?

Nicolas : Weezer « Pinkerton » 

Julien : Phoenix « Wolfgang Amadeus Phoenix » 

Thibault : Grizzly Bear « Veckatimest »


Votre film préféré ?

Nicolas : Jurassic Park

Julien : Spacejam

Thibault : Alien : Le 8ème Passager



Votre série préféré ?

Nicolas : Breaking Bad

Julien : How I met Your Mother

Thibault : Mad men



Et votre bouffe préféré ?


Nicolas : Tout ce qui est fromage. 

Julien : le pot au feu de ma grand-mère !

Thibault : le massepain

 

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Merci à vous, le mot de la fin ?

Nicolas : Pierre-ponce

Julien : j’ai faim. 

Thibault : Oui

1 commentaire sur “[Interview x AMOURE] – Je pense que tout le concept Amoure, […], est aussi un peu destiné à nous à la base, c’est thérapeutique.”

  1. Super interview, dommage cependant que tout le groupe n’était pas présent, il manquait juste la question « qu’elle est ton equipe de foot preféré ^^ » blue star reiningue !
    pensee alsacienne*

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