BLACK PANTHER, LA CULTURE DANS LA POLITIQUE ET VICE-VERSA

A l’heure où le mouvement pro-black se régénère aux Etats-Unis, on pourrait presque dire que Black Panther arrive à point nommé. A défaut de ne pas s’échapper du blockbuster classique, le film se place là où il faut : à mi-chemin entre la politique et la culture du divertissement.

Michael B. Jordan (à gauche) et Chadwick Boseman (à droite) s’affrontent dans Black Panther / Source : Disney


Figure d’identification

Malgré des multiples tentatives, le héros afro-américain n’a jamais réussi à faire recette au box-office mis à part Catwoman avec Halle Berry. En 2015, quand le dossier est entre les mains de Marvel, mettre à l’écran un superman noir relève d’une nécessité. Les choses ont changé. Après le triomphe des années Obama, la communauté afro-américaine se réveille avec la gueule de bois : Charleston, avènement de Trump à la Maison Blanche… Naturellement, un désir d’identification sociale apparaît. Marvel a conçu Black Panther pour cette raison, autrement dit se diversifier.

 

 

Disney oublie le political correctness

Depuis la fin de l’année dernière, Marvel appartient désormais au groupe Disney, une firme audiovisuelle ayant la fameuse habitude de lisser son discours et mettre en scène des personnages rassurants à l’écran. En effet, les héros de Disney ne se frottent pas à la polémique et aux stéréotypes clivants. Nous pouvons donc être étonné de la volonté de la firme à vouloir mettre un premier rôle prônant implicitement la liberté des afro-américain. La démarche est louable. Cependant, doit-on voir une forme d’activisme politique dans Black Panther ? Pas si sûr. Cela reste un film de divertissement mais au regard de la thématique abordée, l’aspect sociétal du blockbuster ne peut pas être négligé. De plus, Disney se doit de parler à tous ses publics potentiels sans les contrarier.

 

Un casting cohérent avec l’esprit du film

La prise de risque est maîtrisée pour les producteurs du long métrage. Afin de ne pas tomber dans une erreur de communication, Black Panther est soutenu par des figures actuelles de communauté afro-américaine : Chadwick Boseman, Lupita Nyong’o ou encore Michael B. Jordan. Le constat est identique lorsque l’on se penche sur la bande originale du film conduite par principalement Kendrick Lamar. Il en est d’ailleurs le producteur exécutif. Notons qu’après le succès de DAMN, le choix du rappeur s’avère être un parfait calcul. L’album bénéficie également des talents de Khalid, SZA ou encore Future. Artistiquement, le disque emprunte l’ambiance du blockbuster tout en restant dans la normemusicale actuelle.

 

Mos

 

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