Call me by your name : une œuvre au firmament

En 1983, le fils d’un éminent professeur américain s’entiche d’un étudiant fraichement diplômé venu passer l’été dans le domaine de sa famille au Nord de l’Italie. Ensemble, ils partagent une intense et fiévreuse romance pleine de musique, de nourritures terrestres et spirituelles qui les bouleversa à jamais.

 

 

Il y a tant de choses à dire sur ce merveilleux film réalisé par Luca Guadagnino tant il peut agacer, dérouter et fasciner. C’est une véritable introspection de l’éclosion du sentiment amoureux, menée à travers le personnage d’Elio (Timothée Chalamet).
On se retrouve plongé au début des 80’s, dans une famille bourgeoise esthète passant l’été dans une villa de rêve et profitant des plaisirs simples de la vie qui nous sont aujourd’hui presque étrangers. Un véritable retour aux sources qui peut aussi agacer tant ces gens exposent leurs connaissances. À commencer par Elio, qui semble absolument tout savoir sur tout et paraissant ainsi un tantinet pompeux.
L’arrivée d’Oliver (Armie Hammer) va alors bouleverser son existence amenant avec lui une vraie désinvolture américaine. Cet adonis au physique parfait va tout d’abord énerver le jeune Elio tant il paraît libre et impossible à cerner. C’est lors d’une scène de danse que le désir et la fascination vont naitre pour cet être presque vaporeux.

 

 

La caméra de Luca Guadagnino filme avec une bienveillance et une douceur toutes les pérégrinations du sentiment amoureux. Cette complexité incontrôlée et inexplicable fleurissant à l’intérieur est montrée avec une telle justesse poétique que cela en devient tout simplement bouleversant.
Le cadre merveilleux qu’est l’Italie du Nord où la nature est omniprésente nous emporte pleinement, on pourrait presque sentir les douces odeurs des arbres fruitiers environnants.

Call me by your name prend petit à petit, sans que l’on s’en rende compte, possession de nous telle une mélodie jouée au piano allant crescendo. Comme une graine furtivement déposée, le film s’intensifie au sein d’un véritable havre de paix s’infiltrant ainsi totalement en nous pour arriver à un magnifique monologue paternel. Moment rempli de paroles, de réflexions vertigineuses de beauté et de sincérité, totalement à fleur de peau, nous voilà ainsi emportés par une vague d’émotions face à laquelle on perd pied et nous ramenant lentement vers le rivage.
Call me by your name explore les profondeurs du désir amoureux avec une grâce rare, un instant quasi onirique rempli de lyrisme s’achevant sur un générique de fin illustrant à jamais l’abandon à cette chose rare et indescriptible qu’est l’amour.

 

Marie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *