[CHRONIQUE] DINOS – IMANY : L’album tant attendu est une réussite.

Vendredi 27 Avril, 00H25. Ce moment me paraît tellement surréaliste. Déjà parce qu’au moment où j’écris ça, tout Marseille est en Y et en feu suite à leur victoire 2-0 contre Salzbourg. 
Mais c’est pas ce qui me surprend le plus, c’est qu’en fait, on y est.
Un peu plus de 4 ans après la sortie de son projet  Apparences, que je n’avais pas apprécié tant que ça (je l’avais trouvé trop « laboratoire » et « enfantin »), Dinos a ENFIN SORTI IMANY PUTAIN DE MERDE.
Ca faisait 4 ans qu’il se faisait vanner sur Twitter, mais qui aurait cru qu’il sortirait son projet avant celui de Joke ?
Imany est dans la fucking ciudad, c’est plus Dinos Punchlinovic, c’est Dinos, c’est l’évolution des contours et de la maturité de l’artiste.

Bon allez, cessons de discutailler, on va mettre se projet. Enfin bon, après 4 ans on est pas à une minute près.
L’album débute avec le titre « Iceberg Slim » qui fait office d’introduction et putain l’enculé il déconne clairement pas, il découpe l’instru à coup de hache bien acérée. Ce son est un peu égotrip en mode piqûre de rappel pour nous rassurer. On a pas attendu pour rien.
Petit point bonus pour la référence au son Inédit de Booba, t’as gagné une canette si tu l’as aussi.

 

« Anakin Skywalker, pourquoi ils n’s’occupent pas d’leurs sseufs ?
Rêvent de savoir combien j’fais la première semaine
Pendant que j’éclate leurs sœurs »

 

Les pseudos spécialistes du rap français et fanatique de la première semaine est actuellement en P.L.S sur la bande d’arrêt d’urgence.

 

Ce qui ressort directement, c’est qu’il a vraiment voulu perdre son côté « Punchlinovic » et n’être que « Dinos », je m’explique.
En retirant cette partie de son blase, il exprime clairement l’envie de plus faire du rap pour les rappeurs, pour qu’on se branle sur des multisyllabique ou sur des punchlines, mais qu’on se concentre sur la forme mais surtout le fond.
Il l’affirme notamment dans le deuxième track « Argentique » avec cette phase :

« J’fais du bif, j’ai plus l’âge d’faire des punchlines »

 

Alors je sais clairement pas si c’était l’envie et le souhait recherché lors de l’écriture de ce morceau, mais diantre le morceau HIVER 2004  j’suis clairement à propos de ça, très touchant, le morceau est posé tout en étant à la fois super fluide.
Encore une référence à Booba, on le sait déjà de toute façon, Dinos est un bou-si-llé de rap français, donc cet album ça va être une vraie chasse aux références du rap français pour les fanatiques.

« Maman venait nous chercher dans la nuit sombre
Elle a pas souri depuis longtemps
Alors, le bonheur, nous ferons sans
Elle croit qu’j’ai pas vu quand elle pleurait
Elle croit qu’j’ai pas vu quand elle pleurait
Mais je pleurais quand elle pleurait
Je m’enfermais dans ma forteresse »

Daaaaaaaaaaamn, alors le son HAVANA & MALIBU  c’est suuuur j’vais le mettre fort dans ma voiture à rider sous le soleil cet été, alors si tu lis ça Dinos, t’as INTERET à le cliper, for real, fais pas la même connerie que Damso avec TieksVie. Cette zumba sucrée et ensoleillée, nan ce son est fort.

 

Après y’a le son « Rue sans nom » qui était sorti sur un projet en 2016, qui était un projet très très court (4 titres il me semble) mais très chouette.
Mention spéciale pour les deux clips du projet qu’il a sorti, Flashé et Les pleurs du mal

 

 

Je vais rien dire sur le morceau Helsinki juste allez l’écouter. Mais t’es un gamin Dinos, j’étais pas prêt.

 

« Du mal à m’dire que cette histoire est lointaine
Si tu savais comme j’te déteste, tu saurais à quel point j’t’aime »

 Le son Donne moi du temps il me donne envie de danser de la salsa sur une terrasse à Bogota avec une chemise cubaine, putain la vibe est bonne.  On a affaire à un Dinos qui se balade tranquillement sur cette prod et qui demande à cette madame de s’arrêter car elle paraît un peu chiante.

« Les humains pleurent, mais ils s’habituent à tout
Les humains pleurent mais ils n’connaissent pas l’amour
Elle m’dit qu’les âmes se rencontrent pour le meilleur
Et que les larmes ne rattrapent pas les erreurs »

.

J’vais pas plus parler des morceaux, faut que vous preniez le temps d’écouter cet album. C’est 17 tracks, on s’ennuie pas, si le rap pouvait être toujours aussi quali’, ce serait purement parfait.
Ce projet si je devais le décrire en quelque mots ça serait : envoûtant, surprenant, tristement joyeux, mature.
Imany sera un projet fondamental et super important pour sa carrière, y’a rien à voir avec ses anciens projets, vraiment. Avec ces années d’attente et ce projet, on le détache clairement de son côté Rap contenders, j’espère qu’il va pouvoir racheter le grec de sa tess comme il voulait dans Namek, même si j’suis plus sur que les grecs soient autant présent qu’avant.
La palette artistique de Dinos est surprenante, il surprend dans sa diversité mais ça ne fait pas comme certains rappeurs en mode imposition de force « regarde je sais faire ça,  ça aussi », essayer de comparer Dinos sur ce projet avec un autre projet? Impossible.
On pourrait dire des sonorité J. Cole ou autre, mais c’est vraiment un projet singulier. 
Imany est un album rempli d’émotion, de sincérité et d’authenticité.

Jules, cet album c’est un grand bravo. J’espère que tu obtiendras le succès et les retours que tu attends, ton concert à La Boule Noire le 7 juin est déjà complet.

Imany.

 

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