Festival Report – Marsatac la 20ème

Marsatac, festival marseillais aux scènes électro et hip hop, fêtait cette année ses 20 ans, Pensées Parisiennes y était et vous en parle.

 

18h40 entrée dans le parc Chanot, nous nous dirigeons vers la scène extérieure sous une guirlande de bouées, surplombé par le mythique Vélodrome.

Nous rejoignons la scène pile à temps, très vite micro à la main, Lomepal surgit, l’ambiance d’abord timide se décomplexe au fil des morceaux, les refrains de 70 ou encore Club sont repris en cœur, le public est bien présent, l’énergie aussi, cette même énergie qui finira par explosée lorsque Lomepal sera rejoint par Roméo Elvis. Les deux rappeurs font grimper l’ambiance et les décibels, la scène leur appartient mais la foule aussi. Le concert bat son plein lorsque Roméo Elvis interprète Lenita, avant de laisser place à la douceur avec J’ai vu.
Pour les deux artistes l’approche au jeune public est différente, Lomepal nous fera turn up sur Malaise quand Roméo Elvis instaurera une ambiance bonne enfant avec entre autres ses railleries sur son ami Lomepal. Le pari est réussi, pas mal de tee shirt ont été ôtés, le public est chaud mais pas seulement grâce à la douceur du début de l’été marseillais, les mouettes survolent le Vélodrome, Marsatac 20 -ème édition a bien commencé.

 

 

Le concert est fini, l’excitation est redescendue, il est temps de découvrir les lieux. Le thème de cette année c’est la plage, pas compliqué à deviner entre les coins sable dispersées aux quatre coins du parc et les bouées en tout genre accrochées un peu partout. Le canard géant sous lequel on peut se reposer sur des transats deviendra rapidement et pour un grand nombre un point de rendez-vous. Nous sommes encore à 5 jours de l’été mais ici il est déjà bien présent. Il ne manque que l’odeur de l’iode et quelques palmiers pourtant présents sur les façades.

 

Il est 21h, la cour intérieure est noire de monde, devant un décor asiatique nous ramenant tout droit à l’époque des samouraïs, le public trépigne, IAM devrait arriver d’une minute à l’autre. Une intro puissante nous plonge un peu plus dans la légende, l’impatience atteint son point culminant.

 

Photo de : @elo_mati13

 

4 hommes masqués s’élancent sur scène pour interpréter L’école du micro d’argent et le temps s’arrête, mais ça n’a pas vraiment d’importance puisque de toute façon Demain c’est loin . La rencontre avec le public est alors immédiate, l’ambiance se veut chaleureuse, nous assistons à des retrouvailles entre le groupe et son public marseillais, toutes les générations sont représentées, j’aperçois quelques t-shirts de l’OM dans le public et des effluves de parfum Invictus me revienne en pleine figure portées par le mistral, pas de doute les membres d’IAM sont ici chez eux, à Marseille.

Lorsque le groupe interprète Petit Frère, je ressens une émotion presque palpable chaque personne du public semble ressentir ce morceau à sa manière, et c’est beau.

IAM était pour moi la plus grosse annonce rap de cette édition de Marsatac et ce fut un vrai succès, certains ont découvert, d’autres se sont souvenue mais le groupe nous aura tous fait danser le Mia, qu’on soit né ou non sous la même étoile.

 

 

 

 

La nuit tombe enfin, la scène extérieure se transforme, un coup d’œil rapide du côté du Palais Phocéen où on retrouve Biffty et Dj weedim accompagné d’un public plus que surexcité, prêt à en découdre avec le pogo général.

 

23h est là, Petit Biscuit va faire son entrée sur scène, le public est différent du concert précédent, la jeunesse a repris ses droits, les tee shirt floqués IAM ont été remplacés par des visages badigeonnés de paillettes et des looks digne de Coachella.

 

Le set commence très fort, le jeune artiste nous a réservé un vrai spectacle de son et lumière, la mise en scène entre l’écran devant nos yeux et les morceaux de l’artiste est épatante. L’ambiance se veut électrique, je dois avouer que je ne m’attendais pas à ça, des sons comme Alone ou Iceland sont pour moi à écouter tranquillement dans sa chambre pendant une période de révision (petit tips pour les terminales qui révisent le bac), mais à Marsatac, sur scène, l’ambiance n’était clairement pas aux révisions ou au calme, les transformations ajoutées par Petit Biscuit ont su complètement transformer l’atmosphère des musiques et c’est tant mieux.

Tout le monde danse, chante et transpire la béatitude, la scène se veut presque cliché tellement la foule semble être transportée. L’artiste nous a fait entrer dans sa bulle et nous balade au gré de son mix.

Lorsque le set s’achève il est 00h et je suis agréablement surprise par ce que je viens de voir et l’énergie qui s’en dégageait. Je garderais donc un très bon souvenir de Petit Biscuit à Marsatac.

 

 

 

Il me reste Guangue et Myth Syzer à voir, mais la fatigue et la faim se font aussi ressentir (que j’assouvirai avec une délicieuse barquette de frites), je ne passerais que brièvement aux deux scènes mais assez longtemps pour m’apercevoir de l’ambiance trèèèèèès pêchu.

 

J’ai ici seulement parlé du vendredi mais beaucoup d’autres noms étaient présents lors du festival comme : Boris Brejcha, Amelie Lens, Myth Syzer, Moha la Squale, Nekfeu, Nina Kravitz et bien d’autres.

Je n’ai évidemment pas pu tout voir mais « le peu » que j’ai vu m’accorde à dire que l’année prochaine je ferai de nouveau partis des festivaliers de Marsatac, et vous ?

 

 

Alexia.K

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