Grammy’s 2018 – L’industrie musicale avouera-t-elle un jour « #MeToo » ?

Dimanche 28 janvier 2018 : 60ème cérémonie des Grammys; parsemée de roses blanches. Lady Gaga, Sam Smith, Rita Ora, Kesha, Kelly Clarkson et d’autres portaient la rose comme soutien au mouvement #TimesUp, dans le sillon de #MeToo, contre les violences faites aux femmes. S’il reste, incontestablement, un sacré chemin à parcourir vers l’égalité, nous progressons. Lentement.

 

 

Après la robe noire aux Golden Globes plus tôt dans le mois, c’est au tour de la rose blanche de symboliser la solidarité dans le combat féministe. Les accusations de harcèlements s’étant libérées dans le monde du cinéma, celui de la musique semble lui prendre la main. “I thought that it was just a very graceful way of showing support to, I guess, everything that’s going on in Hollywood and I really do believe that the more visibility it gets, the more I think we can help, so that’s why I wanted to do it.” a affirmé Rita Ora, avant la cérémonie. Simple accessoire de mode au symbole fané? Comment oublier les révélations de Kesha, quelques années auparavant, sur son viol par son producteur? Les voix des femmes tentent de se faire entendre depuis longtemps et si l’on note un progrès, le combat reste difficile. Lorde envisagerait même de boycotter la cérémonie les années suivantes. Hier soir, ses quatre rivaux pour le meilleur album de l’année, (des hommes évidemment), ont tous été conviés à réaliser des performances, sauf elle. Vendredi dernier elle tweetait « Of the 899 people to be nominated for Grammy awards in the past six years, only nine per cent were women.”

« Sur les 899 nominés aux Grammy Awards au cours des six dernières années, seulement neuf pour cent étaient des femmes. »

 

 

Paul Joseph Watson (Prison Planet), le célèbre youtubeur, a dénoncé sur Twitter l’hypocrisie de l’industrie musicale, évidente lors de cette cérémonie. Il n’était évidemment pas le seul internaute à s’insurger. Les femmes dévêtues et les artistes masculins récompensées : le tout saupoudré de roses blanches. Mais c’est une nouvelle étape de franchie et la lutte doit être poursuivie. S’il est rageant de constater que le sexisme reste un protagoniste inévitable de notre société, le combat féministe avance timidement, mais surement, sur les plates-bandes du patriarcat. Comment ne pas être ému en visionnant la performance de Kesha d’hier soir, chantant Praying, lorsqu’on sait ce qu’elle dénonce?
Le jour viendra où le harcèlement, les violences, le sexisme n’auront plus à être dénoncés; mais en attendant la rose blanche, la robe noire, les poings levés sont nécessaires; surtout au cœur d’une cérémonie révélatrice d’une industrie hypocrite. #TimesUp.

 

 

 

 

Reuben

 

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