Grand Blanc, ode à Belleville

C’est tagué, jour de marché, mélangé, skaté, c’est Belleville sous l’œil de Grand Blanc.

 

Jeudi 10 avril, Grand Blanc révèle le clip du single fraichement produit « Belleville ».

Le quatuor originaire de Metz semble être tombé amoureux du quartier de Belleville dans le 20e arrondissement de Paris. Après Montparnasse, le groupe électro-rock signé chez Entreprise poursuit son chemin sur ses terres d’adoption et fait encore danser pendant que la terre tourne. En immersion dans les rues à demi pavées du 20e, ça dévale la colline de cette belle ville dans la ville transformée en terrain de jeux pour l’occasion.       Et des marchés bio aux vitrines proprettes, aux fins de marchés boulevard de la Villette ça s’encanaille presto.

Dirigé par le vidéaste Ludovic Azémar s’étant déjà illustré dans la vidéo de l’univers skate, le clip a su capter avec simplicité et sans mauvais ornements un quotidien de quartier agité, méli-mélo d’origines qui se réunit  pour écouter du slam à Culture Rapide ou s’abreuver aux Folies, sous le regard d’Édith Piaf, née sur les marches d’un vieil immeuble rue de Belleville. Principalement tournées le long de cette colonne vertébrale du quartier, les plans se succèdent, témoins vifs d’une artère brûlante. Bastion connu des artistes et des louftingues en tous genres, le clip nous emmène dans ses dédales de rues brutes, de Belleville à Télégraphe, comme pour dire: « Les enfants, le quartier est à vous ».

On retrouve aussi le timbre dur et vibrant de Benoît David qui s’étire à travers un cri vif aux accents de supplique fiévreuse: « Oh Belleville! », une rengaine qui stock en tête. Et c’est là où on regrette un manque de couleurs et de matière dans ce morceau/hit qui aurait pu un peu mieux faire, même si le groupe semble vouloir aller « à l’essentiel ». On attend à la surface la diversité des tableaux qu’aurait pu nous apporter le morceau, mais fort heureusement le contre-point apporté par le cercle rythmé de la chanteuse Camille Delvecchio vivifie l’ensemble.

« Parce qu’à Belleville on trompe la mort même si on vend l’amour », maitresse et muse pour les uns, elle n’a en tout cas pas terminé de faire couler l’encre.

Rendez-vous avec Grand Blanc le 21 avril prochain au Point Éphémère pour le Disquaire Day (concert à 23h).

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