[INTERVIEW x Slim Lessio] – « Je vise tout le monde, dans le sens où chacun peut se retrouver dedans. »

 

PP : Salut Slim Lessio, comment tu vas ?

Ca va bien et toi?

PP :  Ca va tranquille, merci.  Pourrais-tu nous parler de « La confrérie » ?

La confrérie c’est « ElleSait » (LC). C’est le groupe qu’on a créé avec mon gars Ricky quand on à commencé à rapper. C’est mon premier et unique groupe de rap.
A l’heure actuelle,  plus rien ne sort sous ce nom et je suis le seul à toujours rapper. Mais on est toujours la même équipe. On avait balancé quelques clips et un projet.
Ça avait fait pas mal de bruit vers chez nous. 


PP : Dans « Assumer » tu vises quel type de personne ?

Je vise tout le monde, dans le sens où chacun peut se retrouver dedans. Mais si tu me demandes quel genre de personne je visais en particulier, c’était un gars à moi à l’époque qui déconnait. C’est lui qui m’a inspiré ça. 

J’avais juste envie de lui dire « assume tes couilles gros ». 



PP : Tes visus (pas les clips) sont très colorés, verts, violets et oranges, peux-tu nous expliquer la démarche artistique ? Tu taff ça avec qui ?

Ouais! Je travaille ça avec Romain Garcin. Il fait de la photo dans le rap belge. En fait j’aime bien l’Art en général, les illustrations, les belles images, les belles couleurs, et je pense qu’il a bien compris mon délire. La démarche c’est de proposer une illustration (« une pochette ») pour annoncer un morceau plutôt qu’un teaser. 

 


PP : Tu peux nous parler de ton taff avec Ponko ? Vous travaillez comment et comment vous êtes vous rencontrés ?

Ouais bien sûr, Ponko c’est la veine. Je l’ai rencontré après ma signature chez « Trez Recordz » il est signé aussi dans le label. On s’est vu en studio, le feeling est passé direct, on s’est compris. Il a commencé à me donner des prods et je suis revenu en Studio avec les morceaux. Pour la manière de travailler ça dépend, souvent j’écris seul et quand je viens au Studio le morceau est fini. Mais on travaille beaucoup sur des vibes ensemble, on essaye d’amener le morceau à son potentiel maximum. Ça nous arrive aussi de faire un morceau en direct du studio, il fait la prod, j’écris, on enregistre, ça peut aller vite parfois! 

PP : ça s’est passé comment le rapprochement avec AwA Recordings ?

 

C’est via Trez Recordz et Oz en particulier, mon producteur.
Il était en France avec Kore et il lui a montré mes clips. Il lui a expliqué que je venais de signer avec eux chez Trez.
Kore a apprécié le projet et il lui a proposé qu’on s’associe.
Quand j’ai appris la nouvelle j’étais en studio, ça m’a fait grave plaisir, c’était une reconnaissance. Ca m’a donné de la force.
Ensuite je suis monté à Paris, on s’est vu plusieurs fois, les choses se sont faites naturellement. 

PP : Tes 3 films classiques c’est quoi ? Tes séries du moment ?

 

« The Mask » c’est mon classique de quand j’étais gamin. Après j’aime bien les 3 Ocean (Ocean eleven, Ocean Twelve, Ocean Thirteen).
Y’a trop de bon acteurs, tu te prends une claque de charisme. En troisième je mettrais « Snatch ». Parce que je suis obligé.
La dernière série qui m’a vraiment eu c’était « Narcos », sinon j’ai bien kiffé « Atlanta », c’est l’histoire d’un rappeur et de son manager à Atlanta, c’est réaliste, c’est lourd.


PP : C’est quoi ton objectif dans la musique ? Tout niquer ?

Ouais mon pote.

 



PP : Ta collaboration de rêve ?

Young Thug. 

PP : Si tu devais associer ton univers avec un film, ce serait lequel ?

Mon univers je saurais pas vraiment le comparé à un film, chaque Clip d’Harry c’est un mini film ou tu peux découvrir un peu plus mon univers. On se comprend bien et je pense qu’on arrive à retransmettre exactement l’émotion et l’univers que l’on veut, qui nous ressemble et qui nous est propre. Un univers fou et élégant. 

PP : C’est comment la vie d’un jeune rappeur à Spa ?

C’est la même qu’ailleurs, à Spa on est chez nous. On a des commerces dans la ville, on essaye de faire bouger les choses. De faire des choses bien. D’entreprendre, que ce soit dans la musique ou autre. C’est la vie d’un jeune gars entouré des siens. C’est une vie pas dans les normes, une vie de nuit. 


PP : C’est quoi tes influences dans le rap ? Que ce soit FR ou Belge ?

Je suis surtout influencé par la vague ATL. 

Ce qui se fait à Atlanta. Forcément les gros noms tu vois, Migos, 21, Young thug.. Après  Y’a des gens moins connu aussi qui sont très fort, je pense à DaeDae, à Coca Vango. Y’a Hoodrich Pablojuan, Drughrich Peso, Lotto savage, Jhonny Cinco,.. Y en a beaucoup.

Brodinski a sorti une mixtape avec quelques uns de ces gars et c’est trop chaud, c’est des nouvelles sonorités ça me parle fort. 

Pour ce qui est du Rap Français j’écoute tout.  Quand je suis avec mes gars y’a toute sorte de musiques donc j’écoute vraiment de tout, et je pense avoir été influencé forcément par des gens comme Booba, ou même Jul qui pour moi à une écriture forte.
Mais dans mon téléphone c’est surtout de l’américain. Après j’écoute aussi beaucoup de rap Belge, ça vient de chez nous et c’est super lourd donc ça fait plaisir. 



PP : La suite c’est quoi pour toi ?

Je vais Balancer mon premier Projet à la rentrée. J’ai hâte de vous faire découvrir tous les univers qu’on a parcouru avec Ponko. 

PP : Le mot de la fin ?

Elle sait. 

Merci à toi

Vous voulez une interview de qui pour la prochaine fois les lecteurs/lectrices ? On répond à vos commentaires 😉

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