[INTERVIEW x Luni] – « Au départ ce n’était pas une démarche artistique mais plutôt juste le fruit de mon imagination »

 

Salut Luni, comment tu vas ? C’est Luni ou Lunikar ?

Salut, ça va très bien merci et toi ? Non pour le coup, moi, ça sera Luni.

Tu pourrais te présenter pour les gens qui ne te connaissent pas ?

Salut à tous, mon blaz c’est Luni, j’ai 25 ans, je suis artiste-rappeur-beatmaker.

 


ça fait plusieurs années que tu sors des projets, mais 2017 marque un tournant dans ta carrière et ta direction artistique non ? Tu peux nous en parler ?

Bien sûr. Effectivement 2017 est une année plutôt bonne pour moi notamment depuis que mon équipe et moi avons abordés cette direction artistique qui repose sur différents EPs caractérisés par des couleurs et des univers spécifiques.
En 2017, c’est d’ailleurs le moment ou j’ai cessé de m’appeler Lunikar. Pour la simple et bonne raison que je n’aimais pas ce pseudonyme et que tout le monde m’appelait « Luni » par défaut. C’est beaucoup plus naturel, simple et agréable à entendre.
J’avais été absent pendant un long moment entre 2013 et fin 2016, il y a eu beaucoup de changement dans ma vie pendant cette période ce qui fait que je n’ai pas forcément pu me consacrer à ma musique comme je le fais maintenant.
J’ai décidé de me remettre au boulot à la fin 2016, j’ai ensuite supprimé mes différentes chaînes YouTube et tout redémarré à 0. Et on a balancé le 1er clip « Et je » qui était sur la chaîne de Haute Culture. L’idée était de reprendre de 0, mais de revenir plus fort, plus concret et surtout plus établi (ou abouti).
Chez Haute Culture, ils ont totalement encaissé ce clip et on directement était d’accord pour le partager sur leur chaîne. Avec ça on a démarré sur des 30.000 vues, choses que je n’avais faite que sur 1 ou 2 clips.
Mais l’idée c’était d’abord de revenir en amenant un tout autre public.

 

Quelle est la démarche artistique de sortir des projets « couleurs », y’a le projet rose, le noir, que représentent-ils ? Quel est la suite ?

Au départ ce n’était pas une démarche artistique mais plutôt juste le fruit de mon imagination. J’ai sorti « NOIR » car j’étais dans une période de ma vie plutôt difficile et je ressasser toutes les mauvaises choses qui m’arrivaient. C’est pour ça qu’il dégage une agressivité dans certains sons.
Les émotions ou choses que je traverse le plus dans ma vie sont en rapport avec  « la haine », « l’amour », « l’amusement » et  « la réflexion ». C’est comme ça que je vis constamment. Et c’est contradictoire mais je suis quelqu’un qui déteste vivre la routine.
Mon seul moyen de me rebeller contre la vie que l’on m’a donné ou le prétendu destin qui peut m’être tracé c’est de le dénoncer sur un peu de musique et ensuite je suis soulagé.
Par conséquent, j’ai décidé d’identifier ces émotions par des couleurs auxquels je les assimile et je me suis lancé le défi d’en faire de la musique de qualité. C’est comme ça que l’idée de « NOIR », « ROSE », « ORANGE » & « BLEU » m’est venu.
Ce qui est cool c’est que pour l’instant je tiens la route, mon inspiration aussi et donc je tiens ma parole. Donc 2 EPs sont encore à venir. Et peut être une autre surprise. Cela dépend de mon envie. Je réfléchi à ma propre démarche et direction artistique et mon équipe me fournit les outils et l’aide nécessaires. Ca reste un très bon travail d’équipe, cela dit puisqu’ils sont investi sur la musique, les visuels, et j’en passe.

 

 Tu travailles avec qui pour les prods ? Avec ton frère ?

 

Non (rires). En fait j’ai dis que Twenty9 était mon frère. C’est un ami avec qui j’ai grandi et lors d’une interview on a pensé que c’était mon frère, mais effectivement je travaille beaucoup avec lui et pas que. L’équipe avec qui je bosse est essentiellement composée de beatmakers tel que Marcus, Twenty9 & ILLNGHT. Il y a aussi mon réal Johann Dorlipo.
Mon pote Gary qui gère aussi la marque Walk In Paris qui m’aide pas mal sur la comm et l’image.

 

Ça s’est passé comment la connexion avec Tortoz ?

Honnêtement je m’en rappelle plus (rires).
On parle très souvent et j’ai cet impression qu’on se connait depuis des années lui & moi. Au-delà d’une connexion, je le qualifierai vraiment comme un bon ami. C’est un bon gars.
Je pense que je lui avait parlé sur Facebook à plusieurs reprises.

 

Si tu devais caractériser ton univers en 3 mots ce serait…. :

  1. Aucune
    2. Putain
    3. D’idée

 

En 3 films….

 

Ça je pense savoir !

  1. Matrix
    2. Harry Potter
    3. L’effet Papillon

Et 3 en plus pour le kiff.

1. Hitch
2. GTO (c’est une série mais ça compte)
3. Le laboratoire de Dexter

 

Et en 1 prod

Ma prod « Et je »
Dans la globalité de tes morceaux tu parles de cette « bae », fiction ou tu vises réellement quelqu’un 

C’est étonnant que tu me demandes ça. C’est fictif et je vise réellement quelqu’un.
Cela dépend du son. Mais généralement c’est fictif et c’est inspiré de ce que je vis ou j’ai vécu.

T’es un beatmaker qui fait du rap ou un rapeur qui fait des prods ?

Un rappeur qui fait plus trop de prods, parce qu’elles sont nulles.

Si tu pouvais avoir une collab, tu choisirais qui ?
Mon père ! Trop envie qu’il apparaisse dans un de mes clips avec son look atypique.
Pourquoi avoir choisi de faire des formats courts ?
On a choisit un format court pour privilégier la qualité à la quantité. De ce fait, il est plus facile d’écouter en globalité le projet et les émotions et univers dégagés sont plus facilement accessibles.

 

Le mot de la fin ?

Restez entourés que de personnes positives, faites les choses de manière positives et le reste viendra.

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