[INTERVIEW x Ulysse] « On n’est jamais mieux servi que par soi-même »

 

PP : Salut Ulysse, merci de nous avoir accordé cette interview, comment allez vous ?

Benoit : Plutôt bien
Arnaud : Super bien !
Julien : Nickel !

PP : Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

 B : On est un trio bruxellois de musique pop-électronique.
A : On existe depuis plus ou moins 3 ans, et on est en auto-production.

 

PP : On va jouer à un jeu : vous êtes trois, ça va se jouer en 3 étapes alors :
 – décrivez-vous en 3 mots  

B : Shawarma
A : Etterbeek
J : JeuneJulio

– Puis en 3 musiques (peu importe l’artiste)

B : Alaclair Ensemble – Ca que c’tait
A : The Streets – Weak Become Heroes
J : Feist : My Moon, My Man (Boys Noize Remix)

– et pour finir, en 3 films/séries

 B : Mommy (et non la Momie)
A : Film – The Big Lebowski, Série – The Sopranos
J : Breaking Bad – Narcos – Goodfellas

PP : Pourquoi Ulysse ? L’idée de voyage ?

Pas tout à fait, on cherchait plutôt un nom pour nous représenter tous les 3 et celui-ci nous est tombé dessus. Mais on aime bien voyager quand même.

 

PP : Comment vous bossez la scène ? Vous préférez la scène ou le processus de création ?

Avant la scène, on passe un processus de traduction de nos morceaux en version live. On ne s’impose pas vraiment de limite quand on produit de la musique, ce qui fait qu’on se retrouve parfois avec trop de choses à jouer et pas assez de mains pour toutes les gérer. On rivalise donc d’inventivité pour compenser ça.

La scène et la création ont toutes les deux des côtés grisants mais je pense qu’on prend le plus notre pied en live en voyant la réaction des gens et en pouvant transmettre notre énergie au public.

 

PP : Comment décririez vous votre processus de création ? Être à 3 c’est pas compliqué ?

Si, particulièrement quand tu produis de la musique électronique. Aucun de nous trois n’est cantonné à un instrument, on a la liberté de jouer ce qu’on veut mais il faut donc apprendre à laisser de l’espace aux autres. C’est un processus très hybride et parfois anarchique où se mélange instruments digitaux et analogiques.

 

PP : On ressent un côté très artisanal, proche des gens dans votre création, c’est voulu ? Pourquoi ?

On a toujours été très adeptes de l’esprit DIY. On n’est jamais mieux servi que par soi-même et c’est pour ça qu’on a toujours voulu produire le maximum de ce qu’on présentait. Ca passe par la musique, les artworks et les clips aussi. On envisage ULYSSE comme un projet artistique global centré autour de la musique et on veut que l’ADN du projet se retrouve dans tout ce qu’on présente aux gens.

 

PP : Comment avez-vous ressenti votre évolution en 3 ans ?

On est vraiment content de la vitesse à laquelle les choses évoluent. Quand on a commencé le projet, on ne pensait pas que les choses prendraient de l’ampleur si vite. C’est notre première réelle expérience musicale à tous les trois et je crois qu’on partage surtout une grande soif d’apprendre et de se dépasser quotidiennement.

 

PP : Pour notre part, on vous a d’abord découvert grâce au feat avec Roméo Elvis, pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?

C’est une collaboration qui s’est faite assez naturellement. On est tous les 3 de grands amateurs de hip-hop et on avait depuis un moment l’envie de faire un feat avec un rappeur. On aimait beaucoup ce que Roméo faisait et il se fait que Benoit réalise ses clips. On lui a donc simplement proposé et il a directement embarqué avec nous.

 

 

PP : Alors ? C’est comment DOUUUUUUUUUREUUUH ?

C’est chaud. Probablement le meilleur festival en Belgique, hyper ouvert et tu peux y retrouver tous les styles musicaux de la grosse pop au grime au métal à la techno.

 

PP : Pouvez vous nous confier votre dernière claque musicale ?

B : Le dernier album de Kendrick Lamar et celui de Joey Badass aussi.
A : Clarence Clarity, c’est ouf les morceaux sont vraiment hyper denses et intéressants. Le dernier Damso est lourd aussi, sinon j’aime beaucoup ce que Sam Gellaitry fait, il mélange plein de sons d’horizons différents et c’est très fort !
J : Je trouve qu’il y a pas mal d’hyper cool sorties ces derniers temps en Belgique comme le nouvel EP de Glints ‘Burgundy’, le nouveau Damso et de l’Or Du Commun. Gros coup de coeur pour Krisy également.

PP : C’est quoi l’image et le message que vous souhaitez véhiculer dans votre musique ? Si il y en a  

On a pas vraiment de message à véhiculer. On veut faire notre truc, développer notre propre identité et que les gens prennent du plaisir à nous écouter et nous voir en concert. L’idée est de décloisonner les genres et arriver à quelque chose de neuf, sans se poser trop de questions. On mélange vraiment toutes nos influences sans se poser de limites.

 PP : C’est quoi la suite pour vous ?

On prépare de nouvelles saveurs pour la rentrée et un EP caliente pour l’automne. On bosse aussi sur une grosse évolution du live pour la rentrée.

PP : Merci à vous, le mot de la fin ?

Bruxelles-Vie

 

 

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