La Plastik vague

Dernièrement une série d’images qui renverse les clichés a beaucoup fait parler d’elle. Si vous l’avez raté, c’est le moment de vous rattraper !

C’est l’oeuvre d’un artiste photographe, vidéaste Eli Rezkallah, âgé d’à peine 31 ans, fondateur de Plastik Magazine et Plastik Studio (si vous ne connaissez pas encore on vous conseille d’y jeter un oeil, ça vaut le détour).

Le projet nommé « In a parallel universe » a rapidement suscité l’intérêt des internautes et celui des médias et pour cause, il détruit tous les clichés sexistes (il fallait y penser). L’artiste a repris des séries de publicités américaines créées entre les années 40 et 60 et les a revisité. Vous vous rappelez sûrement de la pub d’Alcoa Aluminium (Ok, le nom ne vous dis rien mais la description va vous aider) dans laquelle une femme tient une bouteille de Ketchup avec le slogan « You mean a woman can open it ? » (« Vous voulez dire qu’une femme peut l’ouvrir? ») qui vante l’ouverture sécurisée de la bouteille sans besoin « de couteau ou de mari ». C’est une des nombreuses publicités qu’Eli Rezkellah a revisité en remplaçant la femme par un homme et en effaçant quelques lettres pour laisser le mot « man ». Il a ainsi revisité près d’une dizaine de ces publicités très variées mais dans lesquelles la femme est toujours cantonnée à un rôle de « ménagère » ou « femme au foyer » en la remplaçant par un homme et dérivant le slogan avec humour. Toutes les catégories y passent, du lave vaisselle à la marque de cravate en passant par les bières, la cuisine ou encore l’aspirateur.

Sur internet le photographe explique son projet :

« In a parallel universeis a series of fictional images, recreated from real ads in the mad men era, that question modern day sexism » («Dans un Univers parallèle’ est une série d’images fictives recréés à partir des vraies publicités et qui posent des questions sur le sexisme actuel »)

Le photographe de 31 ans explique que cette idée lui est venu lors d’une discussion avec sa famille : Last Thanksgiving, I overheard my uncles talk about how women are better off cooking, taking care of the kitchen, and fulfilling their womanly duties« . Although I know that not all men like my uncles think that way I was surprised to learn that some still do, so I went on to imagine a parallel universe, where roles are inverted and men are given a taste of their own sexist poison. (« Au dernier Thanksgiving, j’ai entendu une conversation entre mes oncles à propos de comment les femmes sont meilleures en cuisine et pour s’occuper de cette dernière Bien que je sache que tous les hommes ne pensent pas comme mes oncles, jai été surpris dapprendre que certains, si. Donc j’ai imaginé un univers parallèle, où les rôles sont inversés et les hommes goûtent leur propre poison sexiste »)

Pour retrouver cette série de photos vous pouvez aller faire un tour sur la page instagram de l’artiste ou son site: http://www.elirezkallah.com/inaparalleluniverse/

Avant ça il a réalisé d’autres séries qui rejettent les clichés, toujours sur le ton de l’humour, l’occasion de se faire un petit focus sur l’artiste et le reste de son œuvre :

Eli Rezkallah est né au Liban et a commencé sa carrière en 2004. Depuis il a fondé Plastik Studio et Plastik Magazine. Il travaille beaucoup sur l’image de la femme et réinvente les images pour exprimer sa vision particulière et moderne.

Il fonde son propre studio « Plastik Studio » en 2007 qui sert de plateforme de partage des œuvres pour les jeunes talents et pour les œuvres de l’artiste lui même. Le studio lui permet aussi d’organiser des évènements et des installations. Les sites met également en vente les œuvres et les photographies réalisées (le petit bonus c’est le magazine qui est déjà paru sous près de 30 numéros).

Pour faire simple un artiste moderne doté d’une pensée visuelle révolutionnaire.

Emma Aoun

 

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