Patti Cake$ ou le conte de fée à l’eau de vie x à boire absolument 

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message. Il disait : toujours motivée ? J’ai répondu : oui. Puis, je me suis retrouvée dans une salle bordée de noir. Des fauteuils siégeaient tout autour de mon corps. J’y étais. Au cœur d’une salle de cinéma avec écran et film indépendant. J’ai vu Patti Cake$, j’ai pas pleuré, j’ai ri. C’était pas bouleversant. C’était étourdissant. Je vous raconte.

Il sort le 30 août. C’est le dernier mercredi de cet été. Une sacrée date. Les français sont rincés. Tout ça, à force de se baigner ou de se taper la flotte. Ils vont pouvoir se sécher à l’abri des regards, pour écouter Patricia, qui rappe sans râper le tympan. C’est l’anti-icône du moment. On va lui flanquer des claques, elle va se relever, c’est une vedette. Elle fait partie de ces gens.

 

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L’intrigue, c’est quoi ?

La caméra suit à la trace une nana. Elle a 23 ans, elle rêve, elle rappe, elle dérape, elle se rattrape. Tout autour d’elle, c’est l’enfer, ou le New Jersey, comme vous voulez. On lui balance des saletés, elle résiste contre vents et marées. Une femme forte, une vraie. Elle le sait, un jour, elle va tous les éblouir. Elle sera belle, et jamais elle ne lâchera le succès. Elle ouvrira sa bouche, les autres la boucleront.

Patricia Dombrowski a des boucles blondes. Elles flottent et ornent son visage pâle. Un ovale blanc. Certains ingrats diront qu’elle n’a rien pour elle, qu’elle se traîne, comme une bouée qui part à la dérive. Ils insultent sa plastique, et jalousent sa rhétorique. Ne la qualifiez pas de white Precious, vous aurez tort. Elles n’ont rien à voir.

 

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Elle, a un talent, elle sait rêver. Elle veut briller sous les projecteurs, ceux qui illuminent déjà O-Z, une star du hip-hop qu’elle adore adorer.

Quand elle fantasme, c’est tout vert, il n’y a qu’elle qui déchire et c’est l’idole des jeunes.

Elle, est comme magnétique, en dépit de tous les maux qui la pique. Elle canalise tout le mal, celui qui rôde. Avec son carnet, elle en fait de la poésie, du slam. Mes salutations à la B.O qui sort retentissante et fracassante.

On passe près de deux heures à la voir s’agiter. Elle n’est pas la seule, à nous accaparer. Il y a sa mère – chanteuse et marâtre à ses heures perdues – et son groupe. Ils sont quatre, tous aussi imparfaits : Patti, Jheri le BFF, Nana la grand-mère et Basterd le gars venu d’ailleurs. Tous ensemble, ils ont de la gueule. La gloire, n’est pas loin.

 

En bref, ça défonce. Cannes valide.

Léa ou onlitles-a.com

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