Pharrell Williams : le « Music-Maker »

A l’occasion de la sortie du nouvel album de N.E.R.D, intitulé « No one Ever Realy Dies », Pensées Parisiennes a décidé de se pencher sur la carrière de son leader, à savoir Pharrell Williams. Producteur, rappeur, chanteur… Le ricain de 44 ans (oui, oui, 44 ans !) endosse les casquettes avec brio et une sacrée dose de bon goût. De l’underground des débuts aux revendications politiques actuelles en passant par la mode, analyse d’un artiste touche-à-tout.

Le producteur

C’est certainement le rôle pour lequel on le connait le plus. Tout le monde a travaillé avec Pharrell : de Justin Timberlake à Rihanna dernièrement. Malgré des premières collaborations en scène indé lors de la fin des années 90, la renommée du membre des Neptunes commence en 2000 avec Jay-Z ou Kelis. Cependant, le véritable tournant se passe l’année suivante. Il a pour mission de crédibiliser artistiquement la popstar du moment : Britney Spears. A l’époque, l’ex-fiancée de l’Amérique se revendiquait une image lisse. I’m Slave For You changera la donne. Le producteur emmènera Britney vers des sonorités urbaines novatrices. Le tour de force est à saluer. On ne peut pas dire que ce sera le cas, quelques années plus tard. En effet, il produit Hard Candy de Madonna. Le résultat est en dessous des espérances : sons datés, manque de personnalité de la Reine de la Pop. Néanmoins, l’efficacité est demeure.

Le chanteur

Cette voix faussement aigue aux airs de Prince est une signature notable de l’interprétation de Williams. S’il a constitué la bande-son de la décennie 2000 avec de nombreux featurings, le succès a perduré ces dernières années. Inutile de citer Happy ou Get Lucky en compagnie de Daft Punk. Ces deux morceaux lui ont valu plusieurs récompenses : Grammy, Golden Globes… Révélateur de cette capacité à se renouveler, Williams a su marquer de son empreinte la musique pop. Il sait ce qu’il faut faire pour avoir un tube quelque soit le style musical ou l’époque. Les allergiques aux sirènes commerciales trouveront leur compte avec Nothing, Fly or Die, opus avec N.E.R.D.

Le rappeur

Nul besoin de chercher loin. Lemon démontre l’étendu du flow de MC Pharrell. Il arrive sans grand souci à entraîner Rihanna dans son délire artistique. Pharrell a rappé dans sa carrière mais aucun disque qu’il a touché de loin ou de près n’est aussi hip-hop au sens traditionnel du terme que No One Ever Really Dies. Les sujets traités, plutôt socio-politiques sont peut-être la raison de cette orientation musicale. L’époque, favorable aux artistes rap, semble être également un indicateur supplémentaire.

Au final, peut-on réduire Pharrell Williams a un rôle bien précis ? Est-il producteur ? Est-il interprète ? Est-il rappeur ? Difficile de répondre à la question. A la fois polyvalent et influenceur, on peut se demander s’il n’est pas tout cela à la fois.

Mos

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