REPORT : I LOVE TECHNO 2017

En 2016, je suis allée à Montpellier un week-end de décembre. En me rendant dans le centre-ville, j’ai été frappée par la foule compacte, plus ou moins déguisée, patientant sur le quai du tramway me faisant face. Quelqu’un m’a affirmé qu’il s’agissait des gens se rendant à I Love Techno Europe au parc des Expositions. C’est un festival de musique électronique qui fut créé en 1995 en Belgique avant de s’implanter en Occitanie. Bref, voir toutes ces personnes beaucoup trop joyeuses a alors pris tout son sens.

 

REPORT : I LOVE TECHNO 2017

Un an plus tard, ce 16 décembre à Montpellier, c’était à mon tour de me serrer dans un tramway bondé en direction du fameux festival. Je considère que le ILT a réellement débuté à ce moment-là. Le tram peinait à avancer sous le poids d’une grosse centaine de festivaliers, toujours plus nombreux à chaque arrêt, toujours plus bruyants à l’approche du Parc des Expositions.

 

La line-up était très prometteuse, et le futur public absolument bouillant. Une fois sur place, j’ai été étonnée par la structure du site, les salles étaient assez espacées et en longueur.
Je suis arrivée juste à temps pour le set de The Blaze. Débuter par cette pépite auditive fut un réel plaisir. J’ai été surprise de la qualité du son en lui même, j’ai trouvé qu’il était parfaitement réglé, laissant paraître la totalité du relief de la musique des deux DJs. Des rythmes entraînants, marqués par la patte du duo, ont fait bouger la Green Room, déjà très ambiancée. Territory s’est clairement démarquée, passant à la fin du live et chantée par la salle quasiment remplie, avant le dernier rappel.

 

The Blaze, ©Salomé Lemoine

 

 

Plus tard, je me suis rendue dans la Red Room. Paul Kalkbrenner a donné un live d’environ une heure et demi. Je ne suis pas fan de la minimal, pourtant j’ai vraiment apprécié. Il s’est consacré à ses mixtapes « Back to the future », qui ont fait danser la plus grosse salle du festival sans aucune retenue. Le son était encore une fois très bien réglé, et la richesse du set n’en fut que mieux révélée.

 

 

         Paul K, ©Nicko Guihal

 

 

J’ai par la suite jonglé entre les sets d‘Etienne de Crécy dans la Green Room et de Sam Paganini à la Red Room. Etienne de Crécy, que je n’avais jamais vu auparavant, nous a offert un live envoûtant, et les jeux de lumières étaient dingues. C’était une réelle immersion, tout ce que recherche un festivalier : un espace splendide et du son bien fort. Sam Paganini m’a quant à lui marqué avec un remix du célibrissime Belinda de Claude François. C’était étrange à quel point ce choix musical a été assumé par l’artiste et s’est totalement intégré dans son set. Que du plaisir.


Par la suite, j’ai eu envie de plus me défouler et je suis donc allée voir des sets plus énergiques disons. Tandis que les concerts que j’allais voir auparavant étaient de la techno assez douce dans l’ensemble, je me suis alors rendue vers les salles où la musique droppait littéralement. Je ne connaissais pas les artistes des prochains sets. J’ai donc vu Herobust dans la Blue Room, qui nous a lâché un mélange de rap US et d’une dubstep très crue, rendant absolument malade le public. L’influence de Skrillex était évidente, son remix de Humble de Kendrick Lamar a d’ailleurs été diffusé. L’ambiance était folle, la salle se remplissait à vue d’œil jusqu’à l’arrivée de Zomboy. Il a enchaîné sur un set dans la continuité de Herobust, complètement furieux et déchaîné.
Je suis ensuite sortie prendre l’air et manger un morceau. Il m’a bien fallu une demi heure d’attente pour pouvoir manger un sandwich, par contre je n’ai eu aucune difficulté à trouver une table disponible en extérieur.

 

Boris Brejcha avait entamé depuis une dizaine de minutes son set lorsque je suis arrivée dans la Green Room.

L’ambiance était moins énervée que dans la Blue Room, cependant j’ai vraiment apprécié le son.

Ce n’étaient plus des drops laissant place à la dubstep, mais une techno dont les lignes de basses étaient bien plus profondes, à un rythme soutenu avec de nombreuses mélodies se détachant avec une certaine continuité.

 

 

Boris Brejcha, ©Nicko Guihal

 

Manu le Malin fut le dernier artiste que j’ai vu à cet ILT, dans la Blue Room. Je le connaissais de nom, comme l’un des pionniers de la musique hardcore. Son set a donc été à la hauteur de mes espérances, tout explosif. Il s’est totalement détaché de l’ensemble du festival, en évoquant plus la rave party qu’un festival de techno. Le public était extrêmement énergique, et il me paraît important de le souligner car il faisait partie intégrante du spectacle. Je me suis défoulée comme jamais, avant de repartir prendre le tramway aux alentours de 6 heures du matin.

Étrangement, le tram était aussi plein qu’à l’aller, mais bien plus calme… Je me réserve déjà le 18 décembre prochain pour la prochaine édition.

 

SLV

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