Nous sommes seulement à la moitié de l’année et Ty Dolla Sign est présent sur presque tous les projets que vous écoutez…

Le titre de l’article semble légèrement tiré par les cheveux mais les faits sont là. Parmi les albums les plus anticipés cette année, Ty Dolla $ign a réussi à s’immiscer d’une manière ou d’une autre sur bon nombre d’entre eux. Présent sur les albums de Kanye West, Kid Cudi, Les Carter, Teyana Taylor et plus récemment sur le on ne peut plus attendu Scorpion de Drake, -et ce, sans compter ses projets solos- le moins que l’on puisse dire c’est que le chanteur californien a un planning plus que chargé. A moins d’être l’artiste le plus chanceux de la planète, toutes ces collaborations prestigieuses ne sont pas le fruit du hasard, mais bien de nombreuses années de travail acharné et d’une réelle appétence pour la musique. Il avouait d’ailleurs lors de son passage dans l’émission française Clique qu’il pensait détenir l’oreille absolue.

C’est à dire que dès sa tendre enfance Tyrone baigne dans cet univers : son père est musicien au sein du groupe Lakeside. Très jeune, il prend la main et s’initie à plusieurs instruments de musique dont la basse la batterie et le piano, il chante également en parallèle dans la chorale de son église. C’est en emménageant chez sa grand mère à l’adolescence qu’il développe pleinement sa passion. Il se lance dans la production musicale en autodidacte et c’est son affiliation avec le rappeur originaire de Compton YG qui le fera connaître du grand public.  Le morceau Toot it and boot it, dont il assure la production et le refrain, lui ouvre les portes de l’industrie musicale. Très vite, il enchaîne les mixtapes dont la fameuse Beach House 2 qui contient les tubes Paranoid et Or Nah. Au même moment, Wiz Khalifa remarque son talent et le signe sur son label Taylor Gang.   

La machine s’enclenche et l’artiste va multiplier les collaborations, au point de se voir attribuer le surnom Ty feature Sign. La coopération semble être son mode de travail favori, et l’industrie musicale a su tirer profit de sa prédisposition à s’associer à d’autres artistes, en plus de son talent.  Ainsi, il y a de très fortes chances que ce soit lui qui chante les refrains des morceaux qui vous sont longtemps restés en tête et qu’il soit à l’origine de nombreux tubes que vous avez chanté à vous déchirer les cordes vocales. (Oui, la voix envoûtante qui chante lerefrain de Fade de Kanye West, c’est lui.)

Par ailleurs, il a une dernière corde à son arc. En plus d’être chanteur, compositeur, musicien, il est également auteur. Loyal de Chris Brown ? C’est lui. Post to be de Omarion ? Toujours lui. Play no games de Big Sean ? Sa plume encore une fois.

 

Sa liste de collaboration étant longue comme dix hommes, il va sans dire que l’industrie a fortement conscience de son talent et de son potentiel. Or ce n’est pas nécessairement le cas du grand public. Son 3ème album studio Beach House 3 sorti fin 2017 n’a été que très timidement accueilli commercialement parlant. Cela peut s’expliquer par différent facteurs, notamment le fait que le public a du mal à le catégoriser en tant que chanteur à part entière. Aussi, la diversité de ses featurings peut créer une confusion et le public peut avoir du mal à le catégoriser.

Toujours est-il que l’artiste ne s’arrête jamais. Après ses apparitions multiples sur les albums de ses compères et la réedition de Beach House 3, son prochain projet en date et la sortie d’un album commun avec le chanteur Jeremih. L’opus, pour lequel les deux artistes ont enregistré plus d’une centaine de morceaux (petit aperçu son éthique de travail) s’intitulera MihTy. Subtil jeu de mot avec leurs noms respectifs mais surtout très flagrante référence au fameux cocktail.

En parlant de cocktail, n’importe lequel de celui que vous sirotez aura tout de suite meilleur goût avec The Light, premier extrait de l’album, en fond sonore. A la votre !

 

 

Kuvula Eden.

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